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Les données sont là. La valeur, elle, fait défaut.

Pourquoi les banques et les assureurs ne tirent-ils pas parti de leur atout concurrentiel le plus sous-exploité, et comment y remédier ?

 

J'ai récemment participé à un groupe de travail réunissant des cadres supérieurs issus de l'ensemble du secteur financier.
Lorsque l'animateur leur a demandé quels étaient leurs défis internes les plus urgents, je m'attendais à des réponses concernant la mise en œuvre de l'IA ou la blockchain.

Au lieu de cela, la première réponse fut hésitante, presque apologétique, comme si l'on remettait sur le tapis un vieux sujet :
« La gestion des données. » Puis une autre voix. Puis toute la salle.

Malgré des années de transformation et des milliards investis, la gestion des données reste le problème le plus
tenace et non résolu du secteur.

Le paradoxe est frappant : les institutions qui disposent des données les plus riches sont souvent celles qui parviennent le moins bien à les monétiser.
McKinsey montre que moins d'un tiers de la valeur attendue des initiatives liées aux données est effectivement captée.

Ce n'est pas une question de technologie. C'est une question de confiance. Alors, que faut-il changer ?

 

Les chiffres qui illustrent le problème

73 % des établissements financiers européens citent la qualité des données comme principal obstacle à leur transformation numérique. (Gartner, 2025)
61 % des banques françaises ne disposent pas d'une vue unifiée du client à l'échelle de l'ensemble de leurs activités. (Capgemini, 2025)
12,9 millions de dollars: coût annuel moyen lié à la mauvaise qualité des données par entreprise. (Gartner, 2025)

60 % des initiatives en matière de données et d'IA ne parviennent pas à générer la valeur attendue, le plus souvent en raison de problèmes liés à la qualité, à la gouvernance ou à l'intégration. (BCG, 2025)

 

Quatre défis structurels que le secteur ne peut plus repousser

Les silos hérités. La plupart des établissements gèrent entre 10 et 30 systèmes isolés les uns des autres (systèmes bancaires centraux, CRM, plateformes de conformité, outils d'investissement). Sans remédier à cette situation, il est structurellement impossible d'obtenir une vue unifiée du client.

Collecte des données brutes et qualité des modèles. Les données provenant de systèmes hétérogènes sont souvent incomplètes, présentées dans des formats incohérents ou en double. La qualité des modèles en aval dépend entièrement de la qualité des données qui les alimentent. Ignorer cette étape revient à automatiser l'
à grande échelle : des résultats peu fiables, des décisions indéfendables.

Gouvernance, traçabilité et sécurité. À qui appartiennent les données, qui les a transformées, qui y a accédé et quand : autant de questions auxquelles il est impossible de répondre dans la plupart des organisations. Sans traçabilité des données, la vérifiabilité réglementaire est impossible. Sans contrôles d'accès ni architecture de sécurité, les actifs de données deviennent des passifs.

Complexité réglementaire. La pression réglementaire s'intensifie. Les nouvelles exigences en matière de données ne cessent de s'accumuler, tandis que la mise en conformité reste en grande partie manuelle, représentant déjà environ 10 % du chiffre d'affaires et augmentant plus rapidement que tout autre poste de dépenses.

Ces défis constituent le plafond de l'agenda de l'IA. La fiabilité des initiatives en matière d'IA dépend entièrement de la qualité des données sur lesquelles elles s'appuient. Automatiser des décisions sur des bases fragiles ne génère pas d'efficacité, mais amplifie les erreurs. Résoudre le problème des données est une condition préalable, et non une réflexion après coup.

Trois leviers pour transformer ces défis en atouts

Chacun de ces défis offre un retour sur investissement quantifiable une fois résolu, grâce à trois leviers que les institutions
ont tendance à sous-estimer systématiquement.

1. De meilleurs conseils, un meilleur taux de conversion

Les banques affichant les meilleurs scores en matière de fidélité client voient leur chiffre d'affaires croître 1,7 fois plus vite que leurs concurrents ; les clients engagés
détiennent 17 % de produits en plus auprès de leur établissement principal (Accenture, 2025). Une couche de données fiable et unifiée est la condition préalable à une personnalisation à grande échelle.

2. Efficacité opérationnelle

Les modèles basés sur l'IA permettent de réduire jusqu'à dix fois les coûts liés à l'interaction avec les clients, avec des économies de 40 à 50 % sur certaines opérations en l'espace de douze mois (BCG), mais uniquement lorsque les données sous-jacentes sont fiables.

3. La conformité comme levier concurrentiel

L'automatisation des contrôles réglementaires permet de réduire les coûts de 30 à 40 % tout en améliorant la qualité des données clients qui alimente les équipes commerciales. La conformité n'est pas un centre de coûts, c'est une infrastructure de confiance et la confiance est le seul avantage concurrentiel durable dans le secteur des services financiers.

Le rôle de Sopiad

La plateforme SAFIR de SOPIAD comble les lacunes en matière de gestion, de qualité et de sécurité des données dont souffrent encore la plupart des institutions — notamment grâce à son module Smart Data Capture, qui automatise l'extraction et la structuration de données complexes.

Il permet la génération automatisée de rapports personnalisés et relie les données clients gérées à des services de conseil personnalisés, conformes et à grande échelle.

Les institutions qui reportent la transformation de leurs données ne font pas un choix neutre. Chaque trimestre
d'inaction est un trimestre durant lequel les concurrents consolident leur avance et où les attentes des clients ne cessent de croître.

La valeur des données ne réside pas dans le fait de les conserver ou de les faire circuler. Elle réside dans leur utilisation précise
sur une base fiable